Le cinéma néoclassique hollywoodien - édition LettMotif
LIVRES ET REVUES DE CINÉMA, GUIDES DU SCÉNARIO
Le cinéma néoclassique hollywoodien

42,00

Le cinéma néoclassique hollywoodien

42,00

Auteur : Benjamin Florès

ISBN : 978-2-36716-224-9 (broché)
ISBN : 978-2-36716-225-6 (cartonné)

Format 13×21, 640 pages environ

(Sommaire détaillé ci-dessous)

Catégorie : Étiquette :

Ce travail de recherche étudie le style cinématographique néoclassique. Le terme néoclassique est souvent utilisé pour appuyer une politique des auteurs sur un style et un passé connu et reconnu (le classicisme). Toutefois les cinéastes néoclassiques ne cessent de remettre en question le cinéma classique hollywoodien, de le distancier. C’est pour cela que le cinéma néoclassique intègre d’autres formes cinématographiques comme le maniérisme, le baroque, la modernité, etc… qui ont émergé depuis le classicisme. Le style ne distancie pas seulement le squelette diégètique ou encore l’esthétique du cinéma classique, mais il distancie également certain de ses thèmes de prédilection comme le corps.

Le corps est une entité considérée dans son ensemble, dans son unité sous le rapport de sa conformation. Le but de ma recherche sera d’englober les différents “corps” thématiques mis en place par le néoclassicisme au cinéma afin de les appréhender et de les comprendre dans leurs figures esthétiques. Car bien que le corps humain représente, pour les réalisateurs comme pour les films, une forme de centre névralgique de la fiction, c’est en le confrontant avec d’autres formes corporelles que ceux-ci parviennent à le (re)définir. Ils donnent ainsi une étude contemporaine du corps humain mais aussi de la figure héroïque. Ils questionnent l’identité dans le monde contemporain, dans le flux des réseaux de communications et tentent ainsi de dessiner l’humain de la génération contemporaine. Ils confrontent le corps classique (celui du cinéma et de la société) au corps moderne confronté aux nouvelles technologies et à la perte des repères. Le cinéma néoclassique dresse, dans sa narration et son esthétisme, le canevas d’un corps contemporain et sa quête d’identité.

Partie I. Le film comme totalité organique

I. Une diégèse symptomatique
1. Le corps sémantico-syntaxique : le genre
1.1. Le western
1.2. Le film criminel
1.3. Le mélodrame
1.4. La boxe
2. Un Squelette diégétique
2.1. Reprise
2.2. Tension/détente
2.3. Une modernité rythmique
3. Des personnages classiques ?
3.1. Le cowboy
3.2. Policiers et voleurs
3.3. Pugiliste et combattante

II. Une nouvelle figure héroïque ?
1. Une présence classique
1.1. Dualité protagoniste/antagoniste
1.2. Le motif du double£
2. Des corps en écho au narcissisme
2.1. Reflet, miroir, dédoublement
2.2. Des corps comme des échos
3. Créatures animales
3.1. Des projections animales
3.2. Des créatures nocturnes p. 133

III. Une quête du corps
1. Une intrigue initiatique
1.1. Un nœud dramatique faustien
1.2. Le motif de la chute, la damnation
2. Un récit du mythe
2.1. Démythification néoclassique
2.2. Un conte initiatique

Partie II. Le corps social

I. Un univers corporel
1. D’un monde l’autre
1.1. Un monde projeté
1.2. Le rejet du monde “réel”
2. Dans l’antre de l’enfer, le démon urbain
2.1. La ville comme refus du corps
2.2. La cité sans corps
2.3. Une diaspora verticale
3. Des lieux utopiques
3.1. La nature comme exutoire
3.2. L’insularité rêvée

II. Les liens du corps
1. Cellule familiale
1.1. Une souche décomposée…
1.2. … recomposée
2. Le rôle des femmes
2.1. La matrice formelle
2.2. Des femmes révélatrices
3. Masculinité
3.1. La perte des (re)pères
3.2. Des hommes postmodernes

III. Corporation sociale/asociale
1. Le mythe de la fin de l’homme
1.1. Le refus du corps classique
1.2. La mort du moi-social
2. Des images brouillées
2.1. Des visages maltraités
2.2. Des corps crépusculaires
3. Des identités problématiques
3.1. Une créature
3.2. De fausses identités

Partie III. Vacuité et robotisation des corps

I. Des corps modernes
1. Des hommes machines
1.1. Fermiers et blue collar
1.2. La prothèse humaine
2. Une robotisation néoclassique
2.1. Le fordisme et le taylorisme néoclassique
2.2. L’homme cartésien néoclassique
3. Des obstacles liées à la robotisation des êtres
3.1. L’incommunicabilité des êtres
3.2. Des corps insensibles

II. Une entrave des corps
1. Une question d’éducation
1.1. Le corps prison
1.2. La filiation
2. La violence néoclassique
2.1. Une référence de la violence classique dans Collateral de Michael Mann
2.2. La violence des corps dans le cinéma néoclassique
3. Le corps antagoniste
3.1. Le mal désincarné

III. Vacuité de l’existence
1. Personnages infantilisés
1.1. L’éternel enfant
2. Obsolescence des corps
2.1. Le corps malade
2.2. La vieillesse
3. Des corps sans valeurs
3.1. La nudité
3.2. L’érotisation malmenée

Partie IV. La régénération des corps sensibles du héros

I. La quête identitaire
1. La recherche d’un corps
1.1. Le néoclassicisme et le Moi
1.2. Le Moi-Peau
2. Le transfert d’un corps à l’autre
2.1. La découverte d’une image
2.2. L’existentialisme néoclassique
3. La sensation
3.1. La trace, la chair meurtrie
3.2. Des collisions et des chutes ontologiques

II. L’incarnation
1. la perte de l’ancienne enveloppe
1.1. La mort
1.2. La mort symbolique
2. La résurrection
2.1. Mise en scène néoclassique de la régénération
2.2. Renaissance et baptême néoclassique
3. L’être sensible
3.1. L’incarnation, le toucher, le corps sensible
3.2. L’être au monde dans le cinéma néoclassique

III. Le corps héroïque néoclassique
1. Quelques problèmes liés au corps héroïque
1.1. Surmythification
1.2. Distanciation et dédoublement du héros

Conclusion

Bibliographie
Filmographie

Index des réalisateurs et des films cités