Pin-Up au temps du précode (1930-1934)

Auteur : Mélanie Boissonneau

Format 13×21, 600 pages environ
ISBN 978-2-36716-244-7 (broché)
ISBN 978-2-36716-245-4 (cartonné)

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Description

La pin-up est partout. Avant même qu’on invente le mot pour désigner les jolies filles qui ornaient les chambres des soldats de la Seconde Guerre mondiale, elle s’imposait dans la culture populaire. Des Gibson Girls à Katy Perry en passant par Marilyn Monroe, elle est toujours présente !

Mais la pin-up est bien plus qu’une femme objet. Cet ouvrage a l’intention d’aller voir derrière le poster et le fantasme, et d’explorer ce qui, dans cette figure glamour, révèle les tensions entre les genres. On se propose ici d’examiner sous toutes les coutures, dans une perspective culturaliste, cette figure incontournable, de la considérer comme un outil d’analyse des relations de genre, apte à révéler les mécanismes, parfois subtilement dissimulés, de la domination masculine. Pour comprendre la pin-up, et ce qui en elle traverse les époques, on s’appuiera sur une période clé, à la fois pour l’histoire du cinéma, et pour la représentation des femmes : le cinéma des années 1930 aux États-Unis et en particulier la période dite du “pré-Code hollywoodien”, ces quelques années qui précèdent l’application stricte du Code Hays, entre 1930 et 1934, souvent présentées comme une parenthèse enchantée.

En analysant plusieurs archétypes de pin-up, de Betty Boop à Jane Parker en passant notamment par les actrices Jean Harlow ou Mae West, l’ambition de cet ouvrage est de déconstruire le fantasme de la pin-up comme femme-objet mais aussi de nuancer la vision d’un pré-code où tout serait permis.

Spécialiste du Pre-Code, des représentations de genre, et du cinéma de genre, Mélanie Boissonneau est docteure en études cinématographiques et audiovisuelles et enseignante-chercheuse. Membre de l’IRCAV (Institut de Recherche sur le cinéma et l’audiovisuel), elle a publié en 2010 chez Armand Colin Les Pin-up au cinéma, co-écrit avec Laurent Jullier, et co-dirigé l’ouvrage collectif Tim Burton, horreurs enfantines, L’Harmattan, 2016 et prépare actuellement la publication d’ouvrages collectifs sur les studios Hammer et un colloque sur John Carpenter.

Introduction

Partie 1. Cadrage

Chapitre 1. Figures et usages
1. Pin-up ?

1.1 Définitions
1.2 L’effet chewing’gum ?
2. De l’objet au sujet ; historiographie de la pin-up
2.1 Un objet sujet à interprétations
A. Histoire des images
B. La New Woman est aussi une pin-up
C. Pin-up et cinéma
2.2 De l’objet au sujet, la subversion
3. Usages
3.1 Une armée de pin-up
3.2 De l’importance du cinéma
3.3 Usages féministes de la pin-up
A. FéminismeS, « As  long  as  I  am an  erotic subject, I am not  averse to being an erotic object
B. Imitation prestigieuse ?

Chapitre 2. Contextualisation historique
1. Pré-Code
1.1 Rappels historiques
A. Histoire des studios
B. Mise en place du Code
C. Exemples de groupes de pression : les groupes de femmes et la Legion of Decency
1.2 Conceptions du Code : variations autour d’un mythe ?
A. Le Code comme Loi
B. L’autorégulation, art de la négociation
2. Histoire des femmes
2.1 Contexte américain
A. Paradoxes de l’essentialisme
B. Organisations féministes américaines
2.2 Beauty culture
A. Place du cinéma
B. Glamour
C. Discours et pratiques de la beauty culture

Partie 2. Des pin-up à la loupe

Chapitre1. Pin-up dominées : la grande illusion
1. Sweet Betty ; prodiges du“Boop-oop-a-doop”

1.1. Figure ; ce qu’elle est
A. Betty Boop ; ce qu’elle est au moment de la production des films(1930-1939)
B. Ce qu’elle devient ; prodiges de la doxa
1.2 Usages : A quoi sert-elle ?
A. Alibi
2. Jean Harlow : Intolérable cruauté ?
2.1. Jean Harlow : une figure populaire
A. Démonstration de l’oppression
B. Capital, classe sociale et cheveux blonds
2.2. Figure de la domination
A. Le mépris
B. La femme est infâme
C. Cruautés industrielles
2.3 Création, réception et postérité de l’image de Jean Harlow : de la garce à la sainte

Chapitre 2. Pin-up en lutte : la guerre est déclarée
1. Fantastiques pin-up et “horror films” du pré-Code
1.1. La pin-up comme figure de la domination masculine
A. Un personnage féminin possédé
B. Un cadre patriarcal
1.2. La pin-up ; prototype d’une nouvelle figure féminine
A. Pin-up hurlante : naissance de la scream queen
B. La pin-up comme embryon de la Final Girl
C. Masques de cire ; de Charlotte à Florence, de la scream queen à la Final Girl

Chapitre 3. Pin-up triomphantes : à armes égales ?
1. Jane, be good ! De Jane Parker à Mme Tarzan (1932-1942), une illustration du retour à l’ordre moral ?
1.1 Déformations
A. Images
B. Sons
C. Textes (déformations par la “description”)
1.2. Jane in action. Analyse du personnage dans les films : de la jungle à la cuisine
A. Miss Jane Parker, héroïne non conventionnelle
B. Madame Tarzan, desperate housewife
2. MaeWest ; une figure féminine atypique
2.1 Jeux de cadres
A. La question du cadre
B. Cadre théâtral
C. Encadrements
2.2. Les formes immuables de Mae West
A. Glamour toujours
B. La parole est à l’accusée
2.3. Relations de genre
A. Bouleversement des stéréotypes de genres et pression de la morale
B. Solidarité féminine
C. Originalité menacée

Conclusion : stratégies de la pin-up

Bibliographie (alphabétique)
Bibliographie(thématique)

Webographie
Archives en ligne
Sites personnels et blogs
Filmographie

Table des illustrations
Liste des annexes

Index

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