Trajectoires balzaciennes dans le cinéma de Jacques Rivette

16,90 49,00 

Auteur : Francesca Dosi

Format 13×21 cm, 630 pages
Volume richement illustré de plus de 130 images des films de Jacques Rivette

ISBN 978-2-919070-86-2 (broché)
ISBN 978-2-36716-104-4 (cartonné)

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Description

Cet ouvrage retrace un parcours inhabituel d’assimilation, d’hybridation et de réinvention du fait littéraire au cinéma. Entre reprise et transformation, Jacques Rivette réalise trois œuvres différemment marquées par une puissante innutrition balzacienne : Out 1, Noli me tangere (1970-71), film fleuve expérimental d’environ treize heures, articulé sur l’improvisation des acteurs et centré sur la quête des Treize balzaciens ; La Belle Noiseuse (1991) qui transpose au présent du tournage l’histoire du Chef d’œuvre inconnu en la modifiant partiellement, et Ne touchez pas la hache (2007), film en costume « fidèle à la lettre » à La Duchesse de Langeais. Ces “trajectoires balzaciennes” s’inscrivent dans un réseau complexe de références, d’allusions et de citations qui reflète la construction en toile d’araignée de La Comédie Humaine et définit l’articulation composite et hybride de l’œuvre rivettienne.

Francesca Dosi, de langue maternelle italienne, est professeur de français langue étrangère en Italie et enseignant-chercheur de cinéma. Elle vit entre Paris et Parme. Membre de l’ÉA 4400 “Écritures de la modernité” (Sorbonne nouvelle Paris 3/CNRS) et des associations internationales « Amis de Balzac » et « Amis de Rimbaud », elle collabore à l’organisation de colloques cinématographiques et publie régulièrement des articles universitaires concernant l’esthétique de l’hybridation. Elle s’occupe des dynamiques d’échange entre littérature et cinéma dans une perspective d’emprunt, de reprise et de réinvention. Son centre d’intérêt est la modernité cinématographique par rapport à l’héritage romanesque du XIXe siècle, mais ses recherches portent aussi sur la mise en question du réalisme au cinéma et, en spécifique, sur les approches ambiguës du réel dans le cinéma italien contemporain. Elle est également artiste peintre et expose régulièrement ses toiles qui, comme ses récits, sont à la fois complainte d’une absence et rêve puissant de survie et de grâce. 

Corpus commenté 7

Introduction 23

I. Première partie
La composition du temps par les figures sonores 39
1) Le contenu de l’évolution réelle et la représentation de sa durée 39
A) Les figures sonores plongent les personnages dans une temporalité spécifique qu’ils vivent comme telle 40
B) L’évolution réelle dans l’espace et la représentation fidèle de cette évolution dans sa durée 44
C) La boucle temporelle se referme sur elle-même 50
2) Le rythme fondé sur l’intensité temporelle dans le plan 55
A) Définition étymologique et philosophique du rythme temporel 56
B) La durée relative est composée d’instants absolus 60
C) « Le groupe des instants […] forme […] le rythme temporel. » 64
3) Poésie langagière et musicale 70
A) Le mouvement horizontal dans le temps vertical de la poésie 71
B) Éclatement de la durée en instants par les figures sonores 75
C) L’union de la muliplicité des simultanéités en un instant 79

II. Deuxième partie
L’instant présent comme dialogue entre le passé réel et le futur virtuel 87
1) Le visible et l’invisible dans le champ sonore 87
A) L’incarnation de la voix et l’impact des figures sonores invisibles sur l’image 88
B) La parole dissimulée par le corps et le corps matérialisé par la parole 93
C) Évocation du passé et appréhension de l’avenir comme source d’apories 98
2) Les figures sonores interrogent le passé et ouvrent un éventail d’actions possibles dans l’avenir 102
A) Les figures sonores explorent le passé 103
B) L’instant présent figé dans l’échange impossible 106
C) Les figures sonores se substituent à la parole ambiguë et ouvrent le champ des possibles 110
3) Le silence comme condition de « l’action neuve » (Bergson) au présent 116
A) L’étude des « points de cri » et de la parole qui déclenche l’action 118
B) Le silence comme condition de l’accomplissement d’une action « neuve » et « libre » dans la durée 122
C) Construction d’une temporalité du présent rythmée par « les points de synchronisation » (M. Chion) 126

III. Troisième partie
La révélation du temps à travers le champ sonore comme cheminement vers l’éternel 135
1) La profondeur de champ se construit par le son 135
A) La sensation sonore suggère les virtualités d’actions 137
B) Les souvenirs réels et les virtualités inaccomplies 143
C) L’accomplissement sonore ouvre la voie vers l’imaginaire salvateur 148
2) L’intemporalité dans le dispositif visuel et sonore 152
A) L’analyse de la temporalité interne 153
B) Le lien entre le temps et la relation avec l’Autre 158
C) Les figures sonores élèvent le récit au-delà du temps vers l’intemporel 162
3) Les figures sonores transfigurent et transcendent l’image et l’élèvent vers l’éternel 166
A) La musique, voie vers l’éternel, dépasse et transfigure le temps de l’image 167
B) Les figures éternelles créées par le son 171
C) L’événement sonore propulse le récit dans l’éternité rendue sensible 174

Conclusion 179

Annexes 185
Bibliographie 187

Photogrammes des films 193

Index des noms cités 227

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du livre Trajectoires balzaciennes dans le cinéma de Jacques Rivette

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