Au bord de l’abîme, où en est le cinéma d’horreur français ?

Auteur : Léa Lahannier

Format 17×24 cm, 300 pages
80 photogrammes et photo NB
ISBN 978-2-36716-457-1

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Description

Présentation

Un ouvrage de référence sur l’horreur française contemporaine
Pourquoi le cinéma d’horreur français dérange-t-il autant ?
 Pourquoi a-t-il été longtemps méprisé par la critique et l’université, avant de s’imposer comme l’un des territoires les plus féconds du cinéma contemporain ?
 Comment expliquer l’émergence, au début des années 2000, d’une vague radicale et sanglante – de Haute Tension à Martyrs – aujourd’hui étudiée dans le monde entier ?
Au bord de l’abîme répond frontalement à ces questions.
Cet ouvrage dense, documenté et ambitieux propose la première grande synthèse critique consacrée au cinéma d’horreur français, de ses racines culturelles à ses mutations les plus récentes.

Un livre pour ceux qui prennent l’horreur au sérieux

Ce livre s’adresse :
•    aux fans de cinéma d’horreur, de gore, de slasher et de cinéma extrême,
•    aux lecteurs de Mad Movies, aux festivaliers de Gérardmer, Sitges ou du PIFFF,
•    aux universitaires et chercheurs en cinéma, études culturelles et esthétique,
•    aux étudiants en cinéma, audiovisuel et arts visuels,
•    à toutes celles et ceux qui considèrent que l’horreur n’est pas un sous-genre, mais un langage cinématographique à part entière.

Ici, pas de simple catalogue de films.
 L’horreur est analysée, contextualisée, pensée.

Une plongée dans la Nouvelle Vague de l’horreur française

L’ouvrage prend pour colonne vertébrale la Nouvelle Vague du cinéma d’horreur français des années 2000, phénomène unique dans l’histoire du cinéma national.

À travers des analyses approfondies de films devenus cultes, parfois scandaleux, souvent censurés, le livre interroge :

  • la naissance d’un cinéma de la violence frontale,
  • l’héritage du Grand Guignol, du naturalisme et du réalisme français,
  • la porosité entre cinéma d’auteur et cinéma de genre,
  • la place du gore, du slasher, du revenge movie et de la body horror,
  • le rapport entre horreur, politique et société.

Sont notamment étudiés et mis en perspective :

  • Les Yeux sans visage (Georges Franju),
  • Le Vieux Fusil (Robert Enrico),
  • Trouble Every Day (Claire Denis),
  • Irréversible (Gaspar Noé),
  • Haute Tension (Alexandre Aja),
  • À l’intérieur (Bustillo & Maury),
  • Frontière(s) (Xavier Gens),
  • Martyrs (Pascal Laugier),
  • Grave et Titane (Julia Ducournau),
  • Teddy (Ludovic et Zoran Boukherma).

L’horrreur comme fait culturel, politique et esthétique

Loin des clichés, Au bord de l’abîme démontre que le cinéma d’horreur français :

  • dialogue avec l’histoire politique et sociale,
  • met en scène la violence du réel plutôt que le fantastique pur,
  • interroge la notion même de cinéma d’auteur,
  • propose une forme de catharsis moderne, parfois insoutenable, toujours signifiante.

L’ouvrage convoque Freud, Stephen King, les théoriciens du cinéma, la critique française et internationale, et replace l’horreur française dans un continuum mondial, en dialogue avec le modèle américain (Romero, Hooper, exploitation des années 70) et les systèmes de production contemporains (Blumhouse, A24).

Une industrie fragile, un cinéma sous tension

Le livre ne se contente pas d’analyser les films : 
il explore les conditions concrètes de production, de diffusion et de réception du cinéma d’horreur en France :

  • frilosité des financeurs,
  • rôle du CNC et de l’exception culturelle,
  • marginalisation dans les salles,
  • censure et classifications,
  • exode de talents à l’étranger,
  • renaissance partielle grâce à une nouvelle génération de cinéastes.

Des entretiens exclusifs avec des réalisateurs et acteurs majeurs du genre (Mathieu Turi, Aurélien Zimmermann, Alexandre Bustillo, Julien Maury) viennent enrichir l’analyse et donner une parole directe aux artisans de cette horreur française.

Ce livre n’est pas pensé pour le consensus.
Il est pensé pour durer.

Un livre radical comme son sujet

Au bord de l’abîme s’adresse à celles et ceux qui acceptent de regarder le cinéma là où il fait mal.
À celles et ceux qui savent que l’horreur parle moins de monstres que de nous-mêmes.
Si vous pensez que MartyrsÀ l’intérieur ou Frontière(s) méritent mieux que le mépris ou le silence,
 si vous considérez que le gore peut être un geste artistique,
 si vous croyez que le cinéma d’horreur français a une histoire, une pensée et un avenir, alors ce livre est fait pour vous.

L’auteur

Auteure de l’essai Au bord de l’abîme, où en est le cinéma d’horreur français ?, Léa Lahannier se passionne pour le cinéma d’horreur au Paris International Fantastic Film Festival en 2017 et décide d’en faire sa spécialité lors de son Master à l’Université Gustave Eiffel. Elle fait alors la rencontre de nombreux acteurs de l’horreur française qui vont l’accompagner dans l’analyse de ce genre si particulier, dont elle devient elle-même auteure, avec la réalisation de plusieurs courts-métrages.

Sommaire

  • Remerciements 11
  • Introduction 13
  • Corpus introductif au cinéma d’horreur français contemporain 15
  • Corpus du cinéma d’horreur français des années 2000 17
  • Corpus du cinéma d’horreur français post-2010 18
  • 1. Une esthétique horrifique issue d’une culture historique française 21
  • I.A. La place du genre horrifique dans le cinéma français 23
  • I.A.1. Une exception culturelle française 23
  • I.A.2. L’attrait pour le genre horrifique 26
  • I.A.3. Le modèle américain : des contextes politiques et sociaux forts 32
  • – À propos du film La Nuit des morts-vivants 34
  • – À propos du film Massacre à la tronçonneuse 35
  • I.B. Une tradition culturelle à la française 37
  • I.B.1. Un oubli grand-guignolesque 37
  • – Propos sur le gore 44
  • I.B.2. Un patrimoine théorique important 47
  • I.B.3. Le naturalisme à travers « l’objet-qui-fait-tâche » 50
  • I.C. Les films sources du cinéma d’horreur à la française 57
  • I.C.1. Les Yeux sans visages : la première poésie macabre française 57
  • – Propos sur la body horror, avec l’exemple de Christiane 68
  • I.C.2. Le Vieux Fusil, entre trivialité du bonheur et insolite de l’horreur 70
  • – Propos sur le revenge movie et le rape and revenge 74
  • I.C.3. Irréversible et Trouble Every Day, le jeune cinéma français de l’extrême 79
  • II. Un opéra français de la violence 89
  • II.A. Les années 2000 : un contexte français propice à l’horreur 92
  • II.A.1. L’esprit Mad !, la transmission d’une cinéphilie particulière 92
  • II.A.2. « Plus on aime Canal+, plus on aime le cinéma » 100
  • II.A.3. L’inauguration du mouvement avec Haute Tension 105
  • – Propos sur le genre du survival 106
  • – Propos sur le genre du slasher 108
  • – Propos sur le nihilisme 112
  • II.B. Les archétypes du cinéma français, la création d’un genre 119
  • II.B.1. À l’intérieur, slashers nihilistes et personnages indolents 119
  • II.B.2. La création d’un genre « les chiens de paille » 128
  • – II.B.2.a. La campagne et la quête du bonheur 130
  • – II.B.2.b. La réaction autochtone, le beauf et le Parigot 133
  • – II.B.2.c. Vers une épiphanie diabolique 137
  • II.C. Martyrs, le voyage vers le sublime 140
  • II.C.1. Une poésie macabre 141
  • II.C.2. Épiphanie, empathie et excès : la french touch 155
  • II.C.3. Une anatomie de la censure, « l’affaire Martyrs » 160
  • Conclusion au chapitre II 166
  • III. Une industrie fragile 167
  • III.A. État des lieux de la production de cinéma d’horreur en France après Martyrs 170
  • III.A.1. Un écosystème industriel hostile 170
  • III.A.2. L’exode des cerveaux 176
  • III.A.3. Un petit vent de renouveau ? Grave ! 182
  • III.B. Une nouvelle génération française de l’horreur 190
  • III.B.1. Le genre fait commerce ! 190
  • – III.B.2.a. Une place faite pour les futures générations 195
  • – III.B.2.b. Elles font mauvais genre : réhabiliter la place des réalisatrices 198
  • III.B.3. Ère de la convergence, vers l’hoteurisme 204
  • III.C. Vers un nouveau paradigme de production 209
  • III.C.1. Tendre vers un cinéma d’entertainment, à l’image de Blumhouse ? 210
  • III.C.2. Tendre vers un cinéma d’auteur, comme A24 ? 217
  • III.C.3. Quel avenir pour le film d’horreur français des années post-2020 ? 223
  • Conclusion au chapitre III 228
  • Conclusion finale 231
  • Bibliographie 237
  • Sitographie 240
  • Vidéographie 244
  • Fimographie principale 245
  • Filmographies secondaires 245
  • Entretiens 247
  • Annexe 1. Entretien avec Mathieu Turi 249
  • Annexe 2. Entretien avec Aurélien Zimmermann 263
  • Annexe 3. Entretien avec Alexandre Bustillo et Julien Maury 275