Chronique de Christian Authier du livre du Gérard Guégan, “Les rêves ne vieillissent jamais”

Chronique de Christian Authier sur le site Culture 31 du livre de Gérard Guégan, Les rêves ne vieillissent jamais :

[…] Guégan est de ceux pour lesquels le cinéma – et la littérature – ont été des écoles, des universités, des formations continues d’émotions et de sentiments. D’ailleurs, confie-t-il, ses “professeurs” se sont appelés : “Gary Cooper, Burt Lancaster, Ava Gardner, Robert Mitchum, Maureen O’Hara, John Wayne, Rita Hayworth, James ”

[…] “Au fond, le cinéma a toujours été un moyen de se rappeler qui l’on est et d’oublier où l’on va”, écrit Guégan, homme à la mémoire longue. Il se souvient d’une rencontre ratée avec Clint Eastwood, dans son restaurant de Carmel en Californie, pour cause de partie de pêche. Des films agissent comme des “bouées de sauvetage”, des compagnons fidèles à l’instar de Johnny Guitare de Nicholas Ray, l’un de ceux “dans lesquels on s’installe pour la vie”. Des “émerveillements anciens” rejaillissent intacts, dans leur jeunesse éternelle. En achevant la lecture des Rêves ne vieillissent jamais, on se dit que le cinéma n’est pas une question de vie ou de mort : c’est bien plus important que cela.