“Les rêves ne vieillissent jamais” de Gérard Guégan chroniqué par Albert Montagne

Chronique d’Albert Montagne du livre de Gérard Guégan, Les rêves ne vieillissent jamais :

[…] Tout commence en 1959, à 18 ans, dans un ciné-club communiste – c’était ça ou le ciné-club paroissial et catholique – et le film projeté est La splendeur des Amberson d’Orson Welles et le présentateur Alexandre Astruc. Quel parrainage ! Le débat, opposant cinéma américain et stalinisme, est politisé et instille définitivement en l’auteur en herbe une graine de provocation.

[…] L’essai – marqué – s’achève en toute beauté létale sur un Adieu aux larmes avec un John Huston, agonisant, qui, entouré de proches et des siens, demande à sa fille Angelica – belle et  intemporelle héroïne de Promenade avec l’amour et la mort (film qu’il tourna en 1969) – s’il y a des armes dans la maison, ce qu’elle confirme, et, donc de tous les tuer, tous ! Poussière, nous ne sommes que poussière et la neige se met à tomber. Les rêves ne vieillissent jamais, il faut les retrouver, les relire et les revivre dans cet émouvant, crépusculaire et nostalgique, Amarcord guéganien